Autopassion.net le site ddi  l'automobile cr par ses utilisateurs
Partagez | 
 

 Bruits de verre, bris de verre & verres teintés • [Erik & Zéphyr]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant 
avatar
F-LAWLESS FACTORY • ☆☆☆☆☆
Masculin Date d'inscription : 04/07/2014
Messages : 136
Popularité : 415
Âge du personnage : 30
Métier : realisateur/Scenariste
Présentation : Trailer
Relationship : bientôt en DVD
Crédits : Me,I&Myself

message posté (le) Ven 18 Juil - 9:40 dans Bruits de verre, bris de verre & verres teintés • [Erik & Zéphyr]
     •  
  •     •  

L'acteur est comme ces boules de verre avec de la neige à l'intérieur : il passe son temps à secouer ses émotions.
Gary Oldman



Cling, clong.
Roppongi – 23h08 – diner d’un notable japonais.
Bruits de verres.
Bruits divers et variés de verres qui se choquent et s’entrechoquent dans un concert, dans des cymbales, chacun avec sa note particulière qui diffère selon l’emplissure de ce même conteneur de cristal.
Et le verre de Zephyr aurait émis, s’il s’était cogné avec un autre, un son bien plat, bien las. Une note vide et triste qui détonnerait avec l’atmosphère. Car  le verre du brun était vide, enfin, il l’avait vidé, comme celui d’avant, et celui d’avant, et d’encore avant. Il avait en horreur les diners bourgeois, les mondanités et toutes ces chose ou il fallait paraitre, faire bonne figure, tirer avec douleurs les pans de son visage vers le haut pour offrir un sourire, vide, plat, à ces gens qui dans la minute oubliait votre nom et votre profession. Mais il le fallait, oui il fallait bien s’y trainer dans ses apéritifs dinatoires, ces avants première et autres choses si ennuyeuses. Il fallait paraître, c’était important le paraitre dans le métier. Faut dire, il n’y avait que ça. Et c’était ce que Zephyr haïssait le plus. Devoir paraitre devant tous ces gens, devenir le visage de ses films, alors qu’il voulait faire de ses films son visage.
C’était pour cela alors, que dans ce genre de moment, il préférait rester dans son coin et boire. Bon… Pas vraiment qu’il voulait se saouler, cela lui arrivait plus souvent lorsqu’il était en bonne compagnie ou assez joyeux, il avait en général l’alcool amical, mais pour le coup un autre facteur était rentré dans l’équation. Facteur qui  était dans son champ de vision, facteur facilement repérable avec  sa tignasse bleue.
Il attrapa une nouvelle coupe de champagne, la tenant du bout des doigts. Le pauvre serveur s’évertuait à regarder ses chaussures cirées pour éviter de croiser le regard de cet homme qui lui prenait coupes sur coupes depuis le début de la soirée. Regard étrangement masqué par des lunettes de soleils, mais qui ne devait pas être très amical à en juger aux tics nerveux qui agitaient son visage, comme ce reniflement récurant, le tremblement de sa jambe ou cette façon de se mordre la lèvre.
Mais le gamin se trompait… Enfin pas tellement. Bien sûr que le brun était passablement énervé, mais le reniflement n’était qu’un de ses tics compulsif de cocaïnomane, la jambe agité n’était qu’une matérialisation de son hyperactivité et de sa fatigue croissante, et la lèvre mordue n’était que le témoin d’un profond dilemme intérieur.

Dans un soupire Zephyr se laissa aller contre le mur. Il était épuisé, enfin… Il le serait bientôt. Zephyr n’avait pas beaucoup de considération pour sa santé ou son corps qu’il considérait comme une sorte de machine dont il usait la batterie à outrance sans même penser à la recharger. Et bien sûr il arrive un moment où l’appareil s’éteint de lui-même tirant la sonnette d’alarme. Voilà un aperçu du mode de fonctionnement du brun.
Mais plutôt que de penser à son corps ou à son état ses yeux étaient rivés sur cet homme à l’impressionnante carrure et à la si reconnaissable chevelure bleutée.
Erik.
Cela faisait des semaines, voire des mois que l’homme l’évitait. Pourquoi ? Le cinéaste n’en avait foutrement aucune idée et c’était ça le problème. Il s’avait qu’Erik l’avait ramené chez lui après une soirée… arrosée. Mais voilà, plus aucuns souvenirs. Rien. Nitchevo. Nada. Et ce n’était pas comme s’il n’avait pas cherché à comprendre ou à s’excuser … Mais l’autre le fuyait comme la peste. Ce qui avait fini par le faire penser qu’il avait vraiment… vraiment  merdé. Et cette situation le tourmentait énormément. D’autant plus que, la partie de la soirée dont il se souvenait lui avait été fort agréable, et que la personne d’Erik lui avait énormément plu.  Quelqu’un d’original, passionné et qui semblait intéressée pour un futur travail avec lui. Quelqu’un avec qui il ne ressentait pas cette angoisse permanente du paraitre, cette fausseté de l’entente cordiale, cet accord purement professionnel, et ça le soulageait.
Il rageait, était nerveux. Brûlait de savoir ou même de pouvoir s’expliquer avec le cascadeur. Mais celui-ci semblait voleter de groupes en groupes depuis le début de la soirée, empêchant le cinéphile d’aller lui parler.
Alors en silence il continua de le fixer, semblant se fondre dans le décor, il bougeait à peine seulement agité par ses tics nerveux.

«  Monsieur… monsieur…  Qu’est ce que vous faites ? »

Zephyr sursauta, tiré de son observation.

«  Ce…. Que je fais… ». Bonne question.

Sans le savoir le serveur avait touché juste avec sa question. Le grand échalas brun lui rendit la coupe qu’il tenait  et s’avança au milieu de la foule.
Zeph’ avait toujours dénoté au milieu de la foule. Pourtant, il était souvent vêtu simplement, de puls ou d’un costume noir. Peut-être était-ce à cause de sa grande taille qui accentuait une certaine maigreur, ses lunettes de soleils qui ne le quittaient jamais et qui accentuait le coupant de son visage et ses pommettes saillantes. Ou alors ce qu’il dégageait.

Il était assez déterminé. Il ne savait pas trop comment, ni pourquoi. Peut-être à cause de l’alcool, du rail qu’il avait pris avant de venir, de la fatigue ? Non d’un mélange de tout surement.
Il s’approcha, Erik ne l’avait surement pas entendu avec tout ce bruit. Ou si peut être. Il posa une de ses mains pâles sur son épaule et…
Et ce qui suivit fut trop rapide et incompréhensible pour lui.
Il reçut un coup dans le visage, pas quelque chose d’assez violent pour lui faire vraiment mal, mais suffisant pour faire valdinguer ses lunettes.  A terre il releva la tête vers la source du coup.
Mauvaise idée.
Une forte lumière survenait de derrière Erik, une lumière aveuglante, blanche aux relent bleuté de la chevelure de l’homme qui vint frapper ses pupilles jaunes avec violence.
Tching. Crack.
Bris de verre. Ses lunettes brisées. Verres teintés.
Il émit un gémissement étouffé et enfonça ses ongles dans son visage, essayant de cacher ses yeux avec ses mains. La douleur était insoutenable, lui vrillant la tête violemment. Il avait l’impression que ses yeux étaient brulés au fer rouge avant de se faire presser comme des citrons. Recroquevillé sur lui-même il ne savait pas vraiment s’il était à terre ou pas. Non. Oh non … En plus de ça il sentait un liquide poisseux couler de son nez. C’était encore dérisoire, tout le monde sait que les cocaïnomane ont le nez fragile. Mais ses yeux …ses yeux. Il avait horriblement mal, et s’il ne trouvait pas un moyen de faire cesser cette lumière ou quelque chose pour le calmer il risquait de tourner de l’œil. Il ne devait pas… Surtout pas devant tout le monde… Sinon il serait vraiment mal.


Revenir en haut Aller en bas
 

Bruits de verre, bris de verre & verres teintés • [Erik & Zéphyr]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
STARDUST :: Conclusion :: Bibliothèque des RPs-